


LES VISAGES DE STORHAYE A LA GALERIE MOVIMENTO ARTE CONTEMPORANEA
LA PEINTURE ANTI CULTURE
Peinture du français PATRICK STORHAYE à la galerie MAC. Un artiste qui refuse de vivre de la seule peinture. Couleurs chaudes et beaucoup de bleus dans un thème homogène qui inclut des visages et le jazz.
«Mestiçagem-métissage», le nom d’une exposition, avec un catalogue dont le texte caractérise le peintre - au travers des mots de MARIA JOAO SEIXAS, qui signe cette pré présentation - comme un « effronté, je le répète, et aventurier. Marin au coeur de la ville où il circule. Il nous invite, d’un clin d’oeil bleu, vers d’autres horizons. Généreusement aventurier, il nous donne des nouvelles continues de ses pérégrinations... Il troque sextants contre pigments et pinceaux, traits et couleurs, toiles ! ».
L’exposition se tient jusqu’à la fin du mois à la galerie Movimento Arte Contemporânea. Un interview autour d’une table d’un café bien lisbonnais (comme PATRICK STORHAYE les aime); il parle de sa peinture (je dirais antipeinture depuis que je l’ai entendu), de la musique, des mers du sud, et des codes personnels qui enveloppent ses tableaux. Il avoue le plaisir de sa première exposition individuelle au Portugal, « pays que je visite depuis longtemps, depuis l’enfance, et avec lequel j’ai une relation d’amitié et d’ouverture qui se confond avec mon amitié pour le couple MARIA JOAO SEIXAS - FERNANDO LOPES. Qui se confond avec les étés chauds de l’algarve dans leur maison, dans les conversations avec JOAO CUTILEIRO, l’artiste plasticien qui m’impressionne le plus depuis cette époque. »
Et il continue avec aisance (tandis qu’il boit son porto), « métissage est un thème qui se mêle à mon option de vie et à la culture portugaise même, avec laquelle je me mélange depuis 1975. Il est clair que je ne vis pas exclusivement de la peinture. Je travaille dans une entreprise de conseil en ressources humaines. Vivre uniquement de la peinture, pour moi, est presque inadmissible. Je refuse et combats l’image de l’artiste victime (malheureux) qui, lorsqu’il ne vend pas ses toiles, meurt de faim. La peinture n’a de sens que si l’on a deux activités différentes et si elle remplit mon besoin de recherche intellectuelle (le dit hémisphère cérébral artistique dont parlent les américains). J’ai l’énergie pour faire les deux, j’aime me sentir intégré dans mon époque. Ma peinture est cela même. » Couleurs chaudes et beaucoup de bleu. Avec un prix modéré. Visages et Jazz. Patrick va revenir.
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